lundi 23 juillet 2012
P’tit loup se
prendrait-il pour Bob Dylan ? Le voilà bien parti pour nous faire le coup
du « never ending tour ». Depuis la sortie en 2005 de son
dernier album Idéal Standard, il n’a
cessé de sillonner les routes de France. Après une tournée qui l’a amené à
jouer devant plus d’un million de spectateurs, il n’a même pas pris le temps de
poser ses bagages et, insatiable, il a déjà repris son bâton de pèlerin. Le
public lillois s’apprête, une nouvelle fois, à l’accueillir. Livrons-nous, à
cette occasion, à un petit inventaire à la Prévert !
Dates, fantômes,
bus, Gibson, homme-orchestre… et toujours le même président
Finalement,
Téléphone n’aura duré que 10 ans, tandis qu’Aubert vient de fêter sa vingtième
année de carrière solo. Et notre Mick Jagger national est toujours aussi
populaire. La preuve : son concert à Lille est, depuis longtemps,
« sold out ». A propos, méfiez-vous ! Initialement prévu au
Sébasto le jeudi 28 février, il a été avancé au dimanche 24 février, même lieu,
mais à 18 h au lieu de 20h. Ne vous
pointez pas, la gueule enfarinée, le 28 ou même le 24 à 20h, vous vous en
mordriez les dents, comme disait le regretté Coluche ! Que les
imprévoyants se rassurent, il reste des places (à l’heure où j’écris ces
lignes) pour le concert supplémentaire au Sébasto le 25 et celui au Colisée de
Roubaix le 26. Et on dit merci à Presto pour toutes ces infos !
La tournée en
cours est peuplée de fantômes. Celui de Fred Chichin, la moitié des Rita
Mitsouko, qui est décédé le matin du 28 novembre à l’âge de 53 ans, des suites
d’un cancer fulgurant. Le soir même, Jean-Louis, au Casino de Paris, lui a
dédié son concert et une chanson en particulier, Au Cœur De La Nuit, écrite en 80, du temps de Téléphone.
« J’avais un ami, mais il est parti. » Fred Chichin l’avait beaucoup
aidé pour la réalisation de Bleu Blanc
Vert et H en lui présentant
l’ingénieur du son de Prince. Autre fantôme, celui de Barbara, disparue il y a
10 ans, alors qu’ils venaient d’écrire ensemble Le Jour Se Lève Encore et Vivant
Poème (sur l’album Stockholm).
D’elle, il reprend Dis, Quand
Reviendras-Tu ? J’espère que la chanson fera partie de la set list à
Lille et Roubaix. En tout cas elle
figurera sur la B.O. d’un film de Philippe Claudel, l’auteur du roman Ames Grises. Le film s’appellera Il Y A Longtemps Que Je T’Aime et il
sortira l’an prochain. Quant au fantôme qui hante l’esprit de Jean-Louis depuis
le jour de sa disparition – un certain 17 janvier 2006 – et qui continue de
planer sur cette tournée, vous le connaissez, il s’agit d’Olive, le chanteur du
groupe Lili Drop. Pendant la préparation de Stockholm, Jean-Louis avait enregistré quelques chansons avec son
ami de toujours. Très peu ont été terminées. Il n’en reste que Nouvelles Frontières, extrait du CD
bonus 4 titres, offert aux premiers acheteurs de l’album.
Qui dit
tournée, dit déplacement et il s’effectue en bus. Jean-Louis a beau se
présenter seul en scène, il a conservé son moyen de transport habituel. Ce qui
lui manque, ce sont les éclats de rire avec le groupe, avec Richard Kolinka,
Thomas Semence… Mais il a trouvé la parade. Il considère l’équipe technique
comme son nouveau groupe. Il a tout de suite sympathisé avec Bob Coke,
l’ingénieur du son, un expert des tablas, qui a passé beaucoup de temps en Inde
et qui a notamment travaillé avec Ben Harper. Le bus démarre à 6h du matin pour
se rendre à la prochaine ville-étape et Jean-Louis ne manque pas de regarder
les infos sur LCI.
Gibson lui a
apporté une grande aide sur cette tournée. Il se sert principalement de trois
guitares mais la petite dizaine qui est derrière lui sur scène n’est pas là
uniquement pour la déco, ce sont des guitares remarquables, dont il dit jouer
souvent à la maison. Gibson lui a également fourni ses pédales samplers et son
piano.
Intitulée Un Tour Sur Moi-Même, la tournée fleuve
et solitaire qui a débuté en septembre et se poursuivra jusqu’en juin, aurait
pu s’appeler Un Groupe A Moi Tout Seul. Aubert à la guitare, aux percussions,
au piano, à l’harmonica, et tout ça en même temps grâce à des petits joujoux
électroniques et une drôle de machine à pieds qui peut faire tourner les sons
en boucle et qui lui permet de jouer du piano ou des percussions quand les
accords de guitare repassent à qui mieux mieux. Parlons-en des percussions, ils
sont superbes ces instruments. Il y a la soucoupe inventée par le dénommé
Panard, un Zurichois, une espèce de hippie frappadingue qui sait passer des
mois à cabosser ses bouts de tôle jusqu’à ce qu’ils sonnent juste. Il y a aussi
le hang, que Jean-Louis appelle la cruche. Un instrument marocain, normalement
en terre cuite, mais celui-là est en résine, il résonne plus. Et les autres
percus ont des ressorts plantés dans les peaux, ce qui crée une réverbération
naturelle.
Pendant ce
temps-là, notre Président de la République fricote avec Carla Bruni,
l’ex-copine de Bertignac. « Juste une illusion ». Nous, franchement,
on rêvait d’« un autre monde » …
Jumpin’ Jack Devemy
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